Il n'y aura pas eu d'exploit en Bavière. Face à des Munich Ravens toujours invaincus cette saison, les Paris Musketeers se sont inclinés 45 à 22 au terme d'une rencontre plus disputée que ne le laisse penser le score final. Dominés par une formation allemande d'un réalisme implacable, les Franciliens ont pourtant montré un visage bien plus séduisant qu'au match aller, où ils avaient sombré 41-7. Une défaite qui laisse encore le suspense entier dans la course au Big 4, mais aussi quelques motifs d'espoir avant le rendez-vous décisif face aux Tirol Raiders.

Paris répond présent avant de subir le réalisme bavarois

Le défi semblait immense. Les Munich Ravens n'avaient toujours pas connu la défaite en huit rencontres et préparaient déjà leur sommet face au Nordic Storm. Pourtant, dès les premiers instants, les Musketeers ont prouvé qu'ils n'étaient pas venus en victimes expiatoires.

Portée par une ligne défensive particulièrement agressive, la défense parisienne gêne rapidement Russell Tabor. Les Bavarois doivent finalement se contenter d'un simple field goal après avoir été ralentis par plusieurs pénalités. Une première petite victoire pour les visiteurs.

Mieux encore, l'attaque parisienne répond immédiatement. Zach Edwards orchestre un drive méthodique où le jeu au sol et les passes intermédiaires se complètent parfaitement. Si les Franciliens calent eux aussi juste avant la zone rouge, Dean Faithfull remet les deux équipes à égalité (3-3), confirmant les progrès entrevus après plusieurs semaines compliquées.

Mais comme souvent cette saison, Munich n'a besoin que de quelques actions pour faire basculer une rencontre. Russell Tabor trouve une première fois Louis Geyer sur une longue réception de près de cinquante yards avant de retrouver son receveur quelques minutes plus tard pour un deuxième touchdown. Sans avoir outrageusement dominé les débats, les Ravens prennent déjà une avance confortable (17-3).

Les Musketeers refusent toutefois de céder. Juste avant la pause, Zach Edwards trouve parfaitement l’intenable Torin Justice (130 yards sur le match) au cœur de la end zone pour ramener Paris dans le match. Un souffle d'espoir malheureusement de très courte durée. Avec moins d'une minute au chronomètre, Munich déroule un drive éclair et Malik Stanley redonne immédiatement quinze points d'avance aux siens avant la mi-temps (24-9).

Une frustration persistante chez les Musketeers

À chaque éclair offensif des Musketeers, Munich apporte une réponse immédiate.

Le troisième quart-temps illustre parfaitement cette frustration. La défense parisienne passe tout près de provoquer deux énormes tournants, d'abord sur un punt puis sur un fumble arraché. Mais à chaque fois, le ballon retombe miraculeusement dans les bras des Ravens. Deux occasions envolées qui coûtent très cher puisque Philip Okonkwo vient rapidement aggraver la marque.

Loin de renoncer, les hommes de Jack Del Rio continuent pourtant à se battre. Sur une quatrième tentative capitale, Zach Edwards garde son sang-froid, trouve Torin Justice pour maintenir le drive en vie, avant de servir Liam Ward pour un nouveau touchdown (31-16).

Une nouvelle fois, cependant, Munich étouffe immédiatement tout début de retour. Les Ravens répondent dans la foulée par un touchdown au sol plein de puissance, rappelant pourquoi ils dominent aujourd'hui l'EFA avec une telle autorité.

Même le deuxième touchdown personnel de Torin Justice ne changera pas l'issue de la rencontre. Malgré un stop défensif, l'attaque parisienne ne parvient pas à relancer une dernière série offensive et Dragan inscrit le touchdown final à quelques secondes du terme pour fixer le score à 45-22.

Une finale avant l'heure attend les Musketeers

Cette cinquième défaite consécutive fait évidemment mal au classement. Les Musketeers devront attendre encore une semaine pour tenter de décrocher leur qualification pour le Big 4. Tout se jouera désormais lors de la dernière journée face aux Tirol Raiders, une équipe métamorphosée depuis plusieurs semaines et loin d'être le rival abordable du début de saison.

Pour autant, tout n'est pas à jeter de ce déplacement en Allemagne. Face à la meilleure équipe du championnat, Paris a retrouvé une attaque plus cohérente, une défense capable de mettre sous pression un quarterback de très haut niveau et surtout un état d'esprit irréprochable jusqu'au coup de sifflet final.

Il reste désormais un dernier obstacle. Un match où il n'y aura plus de place pour les regrets ni pour les réponses tardives. Face aux Raiders, les Musketeers joueront tout simplement leur saison.

Suivez-nous